Nutrition
Mangez, le guide pratique et pragmatique
Il n'existe pas de meilleure façon de manger.
En revanche, il en existe des pires.
Et malheureusement, aujourd'hui on est plus souvent tenté et confronté au pire qu'au meilleur.
Il suffit de se pointer au supermarché, ou tout simplement de trainer dans les rues pour se rendre compte de la masse de « me..de » qui jouent sur nos émotions et qui stimulent notre tentation.
Des fast-food différents, je crois qu'on est tous d'accord pour se dire qu'on n'est même plus en capacité de les compter.
En magasin, les rayons qui proposent des produits transformés débordent.
On sait plus quoi inventer…
Les industriels d'ailleurs redoublent d'efforts pour nous en proposer encore plus.
Bref, il devient extrêmement compliqué de sortir de tout ce marasme ambiant.
Pour autant, ce ne doit être en aucun cas une fatalité, car des solutions existent.
Et c'est ce qu'on va voir.
1. S'éloigner
Première des choses à faire, limiter la consommation de ces produits en s'en **éloignant **le plus possible.
Face à une addiction, car on pourrait en discuter, mais je pense que pour bon nombre d'entre nous « mal manger » est une forme d'addiction, la meilleure des solutions est de s'en éloigner physiquement.
Parce que moi je suis comme vous, si j'ai des conneries à la maison, je ne leur laisse pas 2 jours avant que je les explose.
Par contre, je sais que si je les ai pas sous la main, j'ai aucun problème à m'en passer.
Donc première stratégie, ne pas en acheter.
Pas de gâteaux, pas de produits transformés, pas de boissons sucrées et j'en passe.
Si on ne les a pas sous la main, c'est beaucoup plus « difficile » de les consommer.
Idem pour les repas type fast-food ou restaurants bas de gamme qui ne proposent que des kcal de mauvaise facture.
Le meilleur moyen de ne pas y céder, c'est de ne pas s'y **confronter **sur les moments des repas.
Et notamment sur ceux du midi, car c'est souvent par manque de temps au boulot qu'on tombe dedans.
Moi mes solutions sont simples, préparer son repas à l'avance en remangeant ce qu'on a mangé la veille au soir (ça évite une double préparation).
Et à condition de respecter les règles qui vont suivre.
Ou en achetant des aliments qui peuvent constituer un repas sain et rapide.
Exemple :
Sardines, soupe en brique Bio, 2 tranches de pain au seigle
C'est pas l'idéal, mais croyez-moi, c'est bien plus digeste et nutritif que la plupart de ce que vous pourrez trouver dehors.
Repas souvent préparés avec des aliments aux provenances douteuses.
2. Acheter les bons aliments
Parce que oui, s'éloigner des choses « mauvaises » est une chose, mais c'est en se concentrant vers les bons produits que l'on pourra véritablement mieux manger.
Je vais vous épargner ce que vous savez déjà, c'est-à-dire qu'il faut manger des fruits, des légumes, de la viande et du poisson, dans leur état le plus brut possible.
Par contre, ce que vous devez faire, c'est justement le faire.
Et pas juste une fois.
Mais tout l'temps.
Et ça, ça demande de changer ses habitudes.
De perturber les mécanismes presque automatiques que nous avons tous.
La petite bouteille de coca qu'on va devoir remplacer par une bouteille d'eau gazeuse, les kinders par du chocolat noir à 85% ou encore les pasta box par des... vraies pâtes.
Pour la plupart des gens, c'est là que le bât blesse.
Ils n'y arriveront pas.
Enlisés justement dans leurs habitudes, leurs émotions, leur vie professionnelle stressante et trop rythmée (négativement), une vie de famille intense ou encore une flemme simplement ancrée trop profondément et nourrie par tout ce qui est censé nous « faciliter » la vie.
Pour y arriver, il faut avoir une ligne directrice, un objectif clair et précis.
Certains diront qu'il faut changer de vie pour changer soi-même.
Et je suis pas loin de penser qu'ils n'ont pas tort.
Ça veut pas dire tout plaquer, mais ça veut souvent dire de faire évoluer beaucoup de choses.
D'ailleurs, c'est souvent quelque chose, malheureusement, de grave, qui nous tombe sur le coin de la tronche qui nous fait le plus changer.
Pourtant, j'ai envie d'être optimiste, et pour moi, l'approche que vous devez avoir, doit être celle du long terme, celle de votre santé.
La vôtre et celle de vos proches que vous impacterez.
Bref, en commençant par acheter** les bonnes choses**, vous faites le pas dont vous avez besoin dans cette direction.
Vous n'avez pas le choix.
On a pas le choix, et tant mieux.
3. Cuisinez
Quand j'ai emménagé dans mon appartement, à 20 ans, je savais franchement pas faire grand-chose.
Après presque 10 ans de vie solo, à devoir me gérer, je me dis que c'était finalement la meilleure chose qui me fallait.
Et notamment au niveau de mon alimentation.
On en revient à ce que je disais plus haut, pour changer de physique, pour changer véritablement, il faut changer de vie.
Bien évidemment, c'est plus facile à faire à 20 ans qu'à 40 avec des gamins, pourtant, c'est ce qui s'est passé.
Je suis passé d'un milieu où tout m'était servi sur un plateau ou presque, à celui où je devais me confronter à mon autonomie.
De là j'avais 2 solutions, continuer à manger comme un adolescent, à coup de paquets de gâteaux et de conneries.
Ou essayer de manger correctement.
C'est pas plus compliqué que ça !
Ça a pris du temps, mais je me suis intéressé au sujet.
Et forcément pour bien manger, y'a pas 36 000 solutions.
Faut cuisiner !
C'est ça finalement** la base.**
C'est d'ailleurs ce que je dis souvent à mes clients, pour bien manger, c'est déjà savoir ce que l'on mange, réellement.
Des vrais aliments que l'on a achetés, que l'on a cuisinés.
Point.
C'est comme ça que j'ai commencé à me sentir mieux, à **progresser **réellement au sport, à être moins fatigué et surtout à **apprécier **ce que je mangeais.
Au-delà de l'aspect purement nutritionnel, ce qui compte c'est de sentir que l'on fait les choses correctement pour nous.
Mais c'est pas tout.
4. Une bonne structure
Au-delà d'acheter les bons aliments et de bien cuisiner, ce qu'il faut également faire, c'est avoir une structure cohérente.
Ça passe encore une fois par des choses que l'on sait déjà tous.
Mangez 3x par jour, à intervalles réguliers.
Ça c'est une base sérieuse !
Alors on pourrait discuter sur cette base de 3 repas par jour, en se questionnant sur le fait qu'il serait surement plus bénéfique de manger de plus faibles quantités, plus de fois dans la journée.
En gros, manger 4 à 6 fois, avec des portions plus petites.
L'intérêt serait de réduire l'impact glycémique, calorique des repas en eux mêmes, tout en distillant de manière plus régulière l'énergie dont on a besoin tout au long de la journée.
Comme pour tout, il existe la théorie et la pratique.
Et en pratique, ce que je constate pour la plupart des gens avec lesquels je travaille, c'est que déjà de manger 3x par jour, à intervalles réguliers, et quand je dis à intervalles réguliers, je ne fais pas de calculs scientifiques, je parle juste de Matin / Midi / Soir, bah c'est pas si simple que ça.
C'est là dessus qu'il faut déjà se structurer.
Rien de magique encore une fois, mais c'est un point de départ essentiel pour permettre à votre physiologie de s'adapter correctement à votre alimentation.
5. Toujours par 3
3 fois par jour et surtout au sein même de vos repas,** 3 macronutriments essentiels.**
Toujours associés ensemble, toujours.
Ces macronutriments, c'est pareil, tout le monde les connaît.
Protéines, lipides, glucides.
Je ne vais pas les détailler au sein de cet article, je pense encore une fois que vous savez de quoi je parle.
En revanche, ce que je constate, c'est qu'en discutant avec mes élèves et les gens autour de moi, peu de gens comprennent ce qu'est réellement un repas équilibré.
Exemple avec une élève justement, qui cherchait à perdre du poids et qui voulait des conseils sur son alimentation qu'elle considérait déjà comme « bonne ».
Après un bref échange, j'ai compris rapidement le souci.
Elle pensait par exemple bien faire en séparant les protéines de ses repas contenant des glucides, et en associant, en guise d'autre exemple, des sauces à bases de légumes à ses féculents, le tout sans matières grasses.
Sur le papier, rien d'alarmant.
Sauf pour moi.
Le gros souci que je vois ici, c'est le manque d'équilibre au sein du repas.
En n'associant pas les protéines à son repas, on perd en satiété et on augmente la charge glycémique de celui-ci.
La charge glycémique, en gros, étant l'impact sur la glycémie de votre repas, sa capacité à faire monter rapidement et violemment votre taux de sucre dans le sang.
Idem avec celui où on bannit les matières grasses.
En effet, les lipides (gras) et les protéines, associés aux glucides, vont permettre de réduire l'impact glycémique de ce repas, vont permettre d'augmenter votre sentiment de satiété (vous aurez moins faim derrière, et ça plus longtemps) et vont surtout vous permettre d'avoir une réponse hormonale bien plus saine et propice à la conservation d'une bonne composition corporelle.
En déséquilibrant vos repas, vous déséquilibrez aussi votre physiologie et votre environnement hormonal si fragile, déjà suffisamment (trop) perturbé par bon nombre d'éléments du quotidien.
En mesurant mes propos, il existe bien évidemment d'autres façons de faire, mais je crois que globalement dans 90% des cas, celle-ci reste celle qui fonctionne le mieux.
Pas besoin de compliquer des choses qui doivent être simples.
6. Les compléments que je conseille tout le temps
Et quand je parle de compléments je ne parle pas forcément de ceux auxquels vous pensez dans un premier temps.
Je parle de ceux qui vont avoir un** impact sur votre santé.**
Comme pour tout dans la vie, j'aime y aller progressivement.
Et c'est souvent ce que je vous conseille de faire.
Les choses brutales, qui passent de tout à rien, je n'y crois pas vraiment.
La vie c'est** la continuité de ce que l'on fait déjà, en essayant de faire mieux, au fur et à mesure.**
Dans le cadre des compléments alimentaires, c'est la même chose.
Si vous respectez déjà tout ce qu'il y'a d'écrit au-dessus, allons-y gaiement.
Si ça ne l'est pas, ça ne sert à rien !
Et comme souvent, on pense que parce qu'on va s'acheter un pot de Whey (protéine en poudre) ou un nouveau brûle-graisse que tout va changer.
La réalité est tout autre, il ne se passera pas grand-chose.
Par contre en faisant déjà tout bien, ou presque, il y'a des compléments que je recommande tout le temps.
Ces compléments, c'est justement pas de la Whey (qui peut bien sûr avoir son intérêt), mais plutôt des compléments santé.
Qui vont par cumul, optimiser ce que vous faites déjà de bien et donc, par répercussion, votre santé et vos performances.
Parmi ceux-ci :
-
OMEGA 3 : Pour la santé cardio-vasculaire, rééquilibrer la balance omega 6/omega 3
-
ZMB (Zinc, magnésium, vitamine B) : Pour faciliter la récupération nerveuse
-
Un bon multivitamines : Pour supplémenter une alimentation, même de qualité, de plus en plus pauvre en nutriments.
C'est comme ça que je « vends » ces compléments aux gens qui croisent ma route.
Et je conseille bien évidemment que ceux que j'ai déjà pris, sans intérêt aucun en fonction d'une marque.
Pour tout le reste, ce n'est pas que j'y suis formellement opposé, mais c'est pas à mon sens la priorité.
C'est souvent d'ailleurs l'arbre qui cache la forêt.
On se cache derrière ces compléments pour compenser, mais vous comprendrez bien que ça ne marche pas.
7. Conclusion
On le sait tous ce qu'il faut faire.
Le tout c'est justement de s'y coller.
S'y coller pour notre santé avant tout, pour avoir un physique agréable et fonctionnel, limiter les risques de choper des merdes et surtout pour promouvoir autour de nous la bonne façon de faire.
D'autant plus si on a des gamins.
On prêche la bonne parole, on lead par l'exemple, et on embarque avec nous ceux qui en ont besoin.
Alors faisons bien, mieux et longtemps.
Ça ne peut qu'aller dans le bon sens.

